Diplômé·e·s

Diplômé·e·s

Ça se passe comment après le Master de Création littéraire du Havre ?

Voici quelques livres publiés par des diplôm·é·e·s…

 

Lucie Desaubliaux

Dans la foulée de son diplôme en juin 2016, Lucie publie La nuit sera belle en avril 2017 chez Actes Sud. Il s’agit du projet littéraire (suivi : Laure Limongi) qu’elle a mené pendant deux ans dans le cadre du Master. Il bénéficie d’un très bon accueil critique. Également plasticienne, Lucie Desaubliaux a réalisé, depuis, plusieurs expositions et, en janvier 2018, est en cours d’écriture de son deuxième roman.

Trois amis – Arek, Ivan, Todd C. Douglas – se préparent à veiller toute la nuit dans l’attente de l’aube qui les verra enfin partir pour l’expédition qu’ils concoctent de longue date… sans toutefois en avoir arrêté la destination. Car il s’agit d’abord de se donner du cœur à l’ouvrage, à grand renfort de thé, bière, vin et whisky – dans l’ordre et sans modération.
Au sein de leur trinité qui a érigé la procrastination en sagesse et en art de vivre, Arek cherche quoi faire, Ivan veut faire mais n’y arrive pas et Todd C. Douglas se complaît dans le non-faire. À eux trois, tandis que l’ivresse gagne et qu’ils essaient de soustraire leur existence à toute justification au bénéfice du désirable interstice au sein duquel les choses n’ont plus besoin d’exister mais seulement d’être possibles, ils explorent victorieusement l’oisiveté sous toutes ses formes.
Ne fait-on rien quand on ne produit rien ? Et qu’est-ce, au juste, que “faire” ? Comment agir sans produire ou chercher sans accomplir ? Ne peut-on vivre sans que le travail devienne la vie ? Comment dissocier l’idée d’oisiveté de celle de paresse ? Et qu’est-ce, au juste, que l’oisiveté ? Ne pas travailler ? Ne rien faire ? Pratiquer des activités qui ne sont pas le travail ? Une recherche sans certitude de trouver, est-ce un travail ?
À ces questions que se posent des personnages qui font beaucoup plus que ce qu’ils croient et beaucoup moins que ce qu’ils disent, La nuit sera belle imagine des réponses aussi profondes que jubilatoires.

Olivier El Khoury

Dans la foulée de son diplôme en juin 2016, Olivier publie Surface de réparation en septembre 2017 chez Notabilia/éditions Noir sur blanc. Il s’agit du projet littéraire (suivi : Laure Limongi) qu’il a mené dans le cadre du Master. Ce premier roman est remarqué au sein de la rentrée littéraire et bénéficie tout particulièrement d’un engouement médiatique en Belgique.

Bleu et noir : les couleurs du club de foot de Bruges, dont la folle passion a été transmise dès sa naissance au narrateur par son père, comme une malédiction donnant à voir en toute chose une partie perdue d’avance. Naviguant entre espoirs et déceptions, entre les inquiétudes face à l’avenir d’un jeune homme aussi séduisant et brillant que paumé et maladroit – par ailleurs arabe par temps d’alerte au terrorisme –, et la chaleur des amitiés éternelles, les cuites au soleil, les voyages qui tournent au fiasco, les études qui n’ont de scientifiques que le nom, les jobs successifs et les amours catastrophiques, Olivier El Khoury construit ici une sorte de roman d’apprentissage en dix-sept tableaux où les situations, souvent très drôles, vont au fil du temps, comme des victoires et des défaites, offrir de nouvelles clefs de lecture à son héros ainsi qu’une vision restaurée de l’existence. Premier roman d’Olivier El Khoury, Surface de réparation est une quête d’équilibre dans un monde qui valse, portée par une voix d’une fraîcheur exaltante où s’entendent, déjà, l’humour et l’humanisme des plus grands écrivains.

Shane Haddad

Dans la foulée de son diplôme en juin 2020, Shane publie Toni tout court en janvier 2021 chez P.O.L. Il s’agit du projet littéraire (suivi : Frédéric Forte) qu’elle a mené pendant deux ans dans le cadre du Master. Le livre est remarqué dès sa sortie : Shane fait partie des « 100 qui », selon Technikart , « peuvent sauver 2021 » et Toni tout court figure parmi les cinq finalistes du Grand Prix RTL / Lire 2021. Shane est également lauréate du Prix du Jeune Écrivain 2020.

 

« Aujourd’hui, Toni a vingt ans. Elle se regarde dans la glace. J’ai vingt ans. Elle n’a pas l’impression d’avoir vingt ans. C’est son anniversaire et c’est jour de match. »

C’est l’histoire de Toni. Elle se lève un matin, s’habille, déjeune, ferme la porte et s’en va pour la journée. La journée de son anniversaire et d’un match de foot. Le match de son équipe, la sienne, celle qu’elle aime, qu’elle suit, celle à laquelle elle pense à chaque moment de son errance quotidienne. Ce soir, c’est match et toute la journée est une attente. Toute la journée est une projection de son entrée dans le stade…

Aylin Manço

Diplômée du Master en juin 2018, Aylin publie La dernière marée en 2019 chez Talents hauts, premier roman qui était son projet littéraire durant ses deux années au MAster (suivi : Clémentine Beauvais) et qui a été sélectionné  pour le prix UNICEF de Littérature jeunesse 2020, le prix T’aimes lire 2019/2020 et le prix Chimère 2020. En février 2020 est paru son deuxième roman, Ogresse, chez Sarbacane. Les deux livres recevant des accueils critiques enthousiastes dans le champ de la littérature jeunesse.

Depuis des mois, la mer reflue, aspirée sans fin et sans cause connue.
À Citéplage, là où devrait se trouver le rivage, il n’y a que du sable et des rochers. Dans cette cité balnéaire totalement vide où les tortues s’échouent de désespoir, Élo tente de faire comme si rien n’avait changé. Mais sa relation naissante avec Hugo, le repli de sa mère et les faux-fuyants de son père la poussent à s’affranchir de son enfance… pour se tourner vers le grand large et l’avenir.

 

Depuis que le père d’Hippolyte est parti, tout dans la vie de la jeune fille est déséquilibré. Sa mère s’enferme de longues heures à la cave et refuse de manger en sa présence. Elle lui prépare pourtant d’énormes pièces de viande qu’Hippolyte se force à avaler. Dans la rue où elles habitent, en bordure de forêt, leur voisine préférée a disparu sans laisser de traces. Et puis, un soir, la mère d’Hippolyte se jette sur elle et la mord. Que s’est-il passé ?

Agnès Maupré

Agnès avait déjà publié avant le Master de Création littéraire du Havre qu’elle a intégré afin de développer l’écriture au sein de sa double pratique de dessinatrice et d’écrivain. Son Tristan & Yseult, réalisé avec le dessinateur Singeon et publié chez Gallimard BD, est issu de son projet littéraire de diplôme (suivi : Laurence Mathey).

Un philtre d’amour, concocté par les doigts habiles d’une magicienne. Voilà qui cimenterait n’importe quel mariage. À condition que ce soit les époux qui le partagent, bien entendu. Sans quoi cet amour magique ne sèmerait que jalousie, amertume et désespoir. Une adaptation libre, moderne et jouissive du grand mythe littéraire.

Camille Reynaud

Dans la foulée de son diplôme en juin 2020, Camille publie Et par endroits ça fait des nœuds en janvier 2021 chez Autrement. Il s’agit du projet littéraire (suivi : Laure Limongi) qu’elle a mené durant sa première année de Master. Camille est également lauréate du Prix du Jeune Écrivain 2021. Parallèlement à son activité littéraire, elle développe un travail de création photographique et anime des ateliers d’écriture. Site de Camille Reynaud.

Camille a 23 ans quand, lors d’un séjour en Espagne, un coup de tonnerre vient tout ébranler : d’abord des symptômes anodins, une confusion qui s’installe, le brouillage complet, la douleur, et puis un diagnostic : rupture d’anévrisme. Des mots terribles mais, curieusement, il y a quelque chose d’apaisant à nommer enfin les choses. Et tandis que ses sens puis ses facultés n’en finissent plus de lui échapper, que son corps devient comme étranger, Camille recourt à l’écriture pour essayer de capturer cette expérience intime extrême et renouer avec elle-même.

Avec toutes les ressources de l’art et de la philosophie, cette autofiction littéraire décortique et recompose cette chose organique et abstraite à la fois qui se joue dans le cerveau. Entre expérience médicale et démonstration virtuose des pouvoirs de l’écriture, ce premier roman est le récit fascinant d’une jeune femme qui affronte avec humour et intelligence la dilution – provisoire ? – d’elle-même.

Gabrielle Schaff

Dans la foulée de son diplôme en juin 2017, Gabrielle publie Passé inaperçu aux éditions du Seuil dans la collection « Fiction & Cie », en janvier 2018. Il s’agit du projet littéraire (suivi année 1 : Nicole Caligaris, année 2 : Laure Limongi) qu’elle a mené dans le cadre du Master. Elle travaille en ce moment à des projets de documentaires ainsi qu’à son deuxième roman.

Fahd devait faire des repérages en Lorraine pour un film consacré aux chibanis, les retraités maghrébins venus travailler en France dans les années 1960. Or il s’est soudainement volatilisé. Disparu sans laisser d’adresse. Tout en préparant le tournage, la narratrice se lance à sa recherche dans cet Est désindustrialisé, en se saisissant des quelques traces disponibles : des photos, des films de famille, des témoignages de proches. Ce faisant, elle réveille l’histoire de ses propres grands-parents Malgré-nous, ces Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans l’armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Qu’est-ce qui nous définit ? Quelle place pour ceux qui apparaissent comme des doubles perdants ? Et qui était réellement Fahd ?

Guillaume Sørensen

Diplômé du Master en juin 2018, Guillaume publie Le Planisphère Libski, son premier roman, fruit de son projet littéraire durant les deux années du Master (suivi :Laure Limongi) à la rentrée 2019 aux éditions de l’Olivier. Site de Guillaume Sørensen.

À 26 ans, après avoir terminé de brillantes études de philosophie, Théodore-James Libski ne sait plus quoi faire de sa vie. Par dépit (ou par obéissance ?), il accepte la proposition de son père, haut fonctionnaire aux Nations-unies : prendre part à une expédition autour du monde à la rencontre des espèces animales migratrices.

 Il s’embarque donc sur l’Izoard, un bateau à l’équipage haut en couleur : les scientifiques
y côtoient des artistes et divers originaux. Ensemble, ils longeront les côtes flamandes, l’Alaska, le Japon… ils apercevront des phoques, des petits poissons parasites, le dernier pigeon migrateur. Ils essuieront une mutinerie causée par le végétarisme d’une partie de l’équipe, croiseront une star réfugiée sur les glaciers, suivront la trace d’une baleine très solitaire…

 Ce voyage aidera-t-il Théodore-James à trouver une place dans le monde ? Ou bien cette entreprise était-elle dès l’origine vouée à l’échec ? Au contact des animaux, devient-on plus humain, plus sensible ?

Thi Thu

Après son diplôme en juin 2017, notamment remarquée par Baptiste Liger, rédacteur en chef du magazine Lire, Thi Thu publie son premier roman, Presque une nuit d’été, aux éditions Rivages fin août 2018. Il s’agit du projet littéraire (suivi : Laure Limongi) qu’elle a mené dans le cadre du Master.

Une photographe déambule dans la ville, appareil à la main. Son but : saisir la magie des petits instants du quotidien. Elle suit un inconnu qui rentre chez lui avec ses courses, discute dans un bus avec un employé noctambule, observe une mère portant son bébé sur le dos… Et, surtout, elle fait la rencontre d’une vieille dame énigmatique et de l’insaisissable Joh.
Au fil de ses promenades, notre héroïne convoque des souvenirs personnels, recueille des histoires intimes, pleines d’humanité et de courage, mais aussi des récits plus extravagants ou merveilleux. On suivra ainsi les aventures d’un jeune expatrié dans les bas-fonds d’une ville vietnamienne, le combat d’Ibtissem pour échapper à l’emprise de sa famille, le tragique destin de Tsukuyomi, dieu de la Lune banni du royaume céleste, ou encore les errances du fantôme de Yoru à la recherche de sa sœur perdue…
À travers cet enchevêtrement de récits se dessine peu à peu le portrait de la photographe, celui d’une jeune femme d’aujourd’hui. La question à laquelle elle s’efforce de répondre, chacun d’entre nous y est au fond confronté : Comment peut-on réenchanter le monde ?

 

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